Ces pépites créées par des étudiants et récompensées à VivaTech – MICRO SOLAR ENERGY
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Ces pépites créées par des étudiants et récompensées à VivaTech

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Dix start-up ont reçu le Prix Pépites des PÉPITES (Pôles Étudiant pour l’Innovation, le Tranfert et l’Entrepreneuriat) vendredi 17 mai à VivaTech 2019. Petite sélection de ces beaux projets montés par des étudiants.

L’entrepreneuriat étudiant était à l’honneur à VivaTech. Vendredi 17 mai, le réseau du statut Etudiant-Entrepreneur Pépite France a remis le Prix Pépites des PÉPITES, dont Les Echos START sont partenaires. Les 10 meilleurs projets depuis la création du statut en 2014 ont été récompensés. En cinq ans, le statut Etudiant-Entrepreneur a permis à près de 13.000 étudiants de créer leur entreprise en même temps que leurs études.

Sélectionnées sur des critères comme le chiffre d’affaires et le nombre d’emplois créés, les dix lauréats représentent au total près de 300 salariés et 9 millions d’euros de chiffre d’affaires cumulés. Parmi eux, cinq start-up prometteuses nous ont tapé dans l’oeil.

#1 DreamAct, la plateforme de e-commerce éthique

« Alors étudiantes et colocataires, on en a eu un jour assez de nous vêtir de vêtements ‘made in très loin’, de nous appliquer des produits de beauté à la longue liste d’ingrédients écrite en latin et de remplir notre petit appartement d’objets du quotidien dont la durée de vie est toujours plus courte ! », racontent Claire Chouraqui et Diane Scemama, 28 ans.

En novembre 2015, elles ont donc créé DreamAct, une e-boutique éthique qui compte désormais près de 50.00 clients. Elle facilite la vie du consommateur qui veut acheter de façon plus responsable au quotidien en répertoriant 500 marques dans les secteurs de la mode éthique, les cosmétiques naturels, la maison zéro déchet, l’enfance, la librairie et les cadeaux éco-responsables. « Nous sélectionnons des marques dont les créateurs nous ont convaincu de leur engagement éthique et écologique et de leur envie de préserver l’environnement et d’améliorer de la société », assure Claire Chouraqui.

Les jeunes femmes s’appuient pour cela sur plusieurs critères : le choix des matières, le mode et le lieu de fabrication, la répartition de la valeur créée et les conditions de travail des employés, l’utilité sociale et environnementale du produit et son cycle de vie.

Pour  s’inscrire dans une démarche cohérente et engagée, la marque remplit un contrat d’évaluation d’impact qui est ensuite relu et validé par un comité éthique indépendant. « C’est un processus long, mais indispensable pour sélectionner des marques de confiance pour les citoyens », affirme Claire Chouraqui. Un city guide géolocalise également les bonnes adresses responsables à proximité.

#2 Synapse Medicine, le chatbot qui vous aide à vous soigner

Combien de fois je peux prendre ce médicament en une journée ? A quoi il sert exactement ? Est-ce qu’il a des effets secondaires dont je devrais me méfier ? Le Dr Clément Goehrs, médecin et bio-informaticien ; le Dr Louis Létinier, médecin pharmacologue ; et Bruno Thiao-Layel, ingénieur de recherche, ont créé la start-up Synapse Medicine pour répondre à ces questions.

Le principe : vous demandez en langage naturel (à l’oral ou à l’écrit) à un assistant virtuel, qui vous répond immédiatement. Les éléments sont apportés par une intelligence artificielle, qui puise ses réponses dans des sources officielles (ANSM, HAS.. ).

Les cofondateurs terminaient leurs études de médecine et d’informatique lorsqu’ils ont créé cette start-up, en 2017. Depuis, Synapse Medicine a connu une croissance rapide, portée par les besoins des professionnels de santé. Elle travaille avec plusieurs établissements hospitaliers, dont le CHU de Bordeaux, avec des groupes de cliniques, des sociétés de télémédecine et des mutuelles, qui souscrivent à un abonnement mensuel.

Implantée à Bordeaux et à Paris, l’entreprise emploie 15 personnes et vient de réaliser une première levée de fonds de 2,5 millions d’eurospour accélérer son développement technologique et commercial.

#3 UpOwa fournit le Cameroun en énergie solaire

Caroline Frontigny et Kilien de Renty se sont rencontrés à Washington, en 2013. Elle travaillait à la Banque Mondiale sur le sujet de l’accès à l’électricité, et lui était en VIE à l’ambassade de France.

Un an plus tard, ils créaient leur start-up, upOwa, pour fournir de l’énergie dans des régions reculées du Cameroun. Depuis, ils ont quitté leur poste et se sont installés au Cameroun pour se lancer pleinement dans l’aventure. Ils ont pour l’instant équipés 5.500 foyers avec leur kit solaire, commercialisé 200 euros, maintenance et garantie comprises.

Leur objectif : fournir plus d’un million de personnes en kits solaires d’ici 2022. Puis, pourquoi pas, s’étendre à d’autres pays d’Afriquecentrale.

#4 Wenity, la plateforme des assos

David Bouquet et Quentin Dequippe, respectivement 28 et 27 ans, ont créé Wenity (ex-Studeal) lorsqu’ils étaient en 2ème année à l’école d’ingénieurs Polytech Nice Sophia, fin 2013.

Leur start-up s’adresse aux étudiants et aux associations étudiantes. Plate-forme et application mobile, elle répertorie les événements étudiants et des bonnes affaires, des vêtements aux places de ciné, en passant par des contrats d’habitation. Pour les associations, c’est un outil de gestion. Wenity permet, par exemple, de simplifier la gestion des adhésions, des évènements, de la communication, permet d’avoir son propre site internet et son espace membre pour favoriser la communication interne et les échanges entre membres.

La start-up a réalisé en 2018 une levée de fonds de 1,5 millions d’euros, lui permettant ainsi de poursuivre son expansion sur le marché étudiant et son développement sur d’autres secteurs. Face aux « nombreuses demandes de communautés non étudiantes », les deux startuppeurs ont créé une plateforme web de gestion et d’animations de communauté non étudiantes (associations, réseaux…).

#5 Le Barapapa, une guinguette les pieds dans l’eau

Olivia Schorestene, 28 ans, Lucien Charrier, 29 ans, et Claire Schaffer, 28 ans, se sont rencontrés en travaillant dans la street food. Olivia Schorestene et Claire Schaffer avaient alors le statut d’étudiantes-entrepreneures. En 2016, les trois amis ont lancé leur bar-restaurant en plein air, sur les quais de Seine, près de la Gare de Lyon.

Le Barapapa se veut plus qu’une guinguette : cette péniche prolongée d’une terrasse propose bien sûr des boissons, mais aussi de la street food, et organise des animations pour petits et grands. En bref, « des cocktails, de la musique, et de la bonne humeur pour se détendre avec les pieds (presque) dans l’eau », promettent ses créateurs.

L’Atelier Fratelli, un food truck spécialisé en focaccia et pizza précédemment créé par Lucien Charrier, s’occupe de la cuisine. Et c’est GiroMela, une agence d’événementiels cette fois lancée par Claire Schaffer, qui s’occupe de ces events. Le Barapapa, ouvert uniquement l’été, emploie neuf personnes.